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Contribution biogéographique à l'étude de la rive droite de la basse Moulouya ( Maroc du nord-Est ) : Végétation, bioclimat et anthropisation

par Dahmani, M'Hammed Publié par : Université Mohamed 1er, Faculté des Lettres et des Sciences Humaines (Oujda) Année : 1999
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Thèse universitaire La bibliothèque des Sciences Exactes et Naturelles
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Université Mohamed 1er

Cette étude a pour ambition de mettre en évidence les interrelations des facteurs naturels qui régissent la répartition et l’état du tapis végétal en la rive droite de la basse Moulouya, à partir des aptitudes et contraintes orographiques, bioclimatiques et lithologiques avec le plus de précision possible. Il s’est avéré que le handicap écologique de cette région est d’abord naturel. L’analyse des paramètres mésologiques fait ressortir les caractères suivants : La végétation évolue dans sa globalité et sa diversité dans un modèle géosystémique en position de confrontation de deux aires bioclimatiques antagonistes. Au sud, une façade sous contrôle des influences sahariennes. Au nord un front bénéficiant de la fraîcheur méditerranéenne, du fait que le massif des Béni Znassène est suffisamment élevé (1535m) pour servir d’écran. A cette échelle, la dissymétrie bioclimatique, impose l’hybridité phytogéographique, localement modifiée par le compartimentage topographique, la diversification lithologique et les contrastes orographiques. Ces éléments ont un rôle particulièrement fin dans la distribution végétale hétérogène. L’occupation humaine de la montagne des Béni Znassène, attestée depuis des millénaires, est mise en place avec ses propres systèmes agro-pastoraux. Depuis, le mode de vie presque primitif n’a pas changé, sinon qu’une forte charge humaine et animale a alourdi l’environnement dont les possibilités sont limitées. L’anthropisation s’intensifie, pendant ces derniers temps, pat des formes divers : surpâturage, incendies accidentels et élargissement de l’espace cultural. Bref le déséquilibre environnemental déclenché, suite au recul du couvert végétal, se manifeste par les différentes formes d’érosion. L’humanisation de la plaine des Triffa est apparue plus tard ; ce n’est que depuis quelques décennies que l’homme, adoptant des techniques modernes, défriche et exploite intensément l’espace. Ebloui par la rentabilité des sols très fertiles, ne se soucie guère de les sauvegarder. Ceci récapitule les traits de nos préoccupations d’un géosystème complexe, perçu dans sa globalité, qui se trouve à la confluence des contraintes à la fois mésologiques et anthropiques. En plus de l’analyse de cette situation, nous comptons par nos investigations, et en souhaitant qu’elles soient objectives, des éléments pour que le milieu naturel soit rationnellement exploité et entretenu.

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