Avant d'être celui qui parle
Collection : Connaissance de l'inconscient Série Tracés Publié par : Gallimard ([Paris]) Détails physiques : 1 vol. (215 p.) 19 cm ISBN :2070779475 (br.). Année : 2006| Type de document | Site actuel | Cote | Statut | Date de retour prévue | Code à barres | Réservations |
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| Livre | La bibliothèque des lettres et sciences humaines et sociales | 401.9 ROL (Parcourir l'étagère) | Disponible | 0000000017740 |
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Deux sections dans ce livre. La première est intitulée «Langage», la seconde «Image». Apparemment cet ordre - d'abord le langage, ensuite l'image - vient contredire le titre de l'ouvrage, Avant d'être celui qui parle, l'homme est un voyant. Pourtant il n'y a pas là de contradiction car Jean-Claude Rolland n'entend pas établir une hiérarchie entre langage et image ni les opposer ; il s'emploie à montrer ce qui les lie l'un à l'autre tout autant que ce qui les délie : union et séparation. Les questions avec lesquelles il se débat et sans doute avec lui tout psychanalyste sont les suivantes : quel rapport entretient le langage avec ce qu'on appelle assez improprement l'image ? Y a-t-il entre eux quelque accointance ou bien s'agit-il d'une rupture entre deux «registres» incompatibles ? À quoi renonçons-nous en cessant d'être voyants ? Et d'ailleurs, est-il vrai que nous cessions de l'être ? Que gagnons-nous dans cet éventuel renoncement qui nous ferait devenir sujet parlant ? Gain ou perte ? C'est une question similaire que nous rencontrons quand nous abandonnons nos objets d'amour primaires qualifiés d'?dipiens pour pouvoir pleinement en investir d'autres. Alors devons-nous guérir du «don de voyance» comme nous nous efforçons de «guérir du mal d'aimer» (titre du précédent livre de l'auteur) ? Sans succès dans les deux cas... L'auteur n'entend pas décider pour nous des réponses à ces questions. Il nous maintient dans l'incertitude où il réside lui-même. Incertitude qui ne témoigne pas d'une hésitation mais qui indique une tension permanente entre deux pôles.


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