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Etudes pluridisciplinaires des truffes du Maroc et perspectives pour l'amélioration de production des "Terfess" de la forêt de la Mamora

par Khabar, Lahsen Publié par : Université Mohammed V - Agdal, Faculté des Sciences (Rabat) Année : 2002
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Le travail floristique, résultat de plusieurs années de prospections, a permis de déceler la présence de dix espèces de truffes au Maroc ; deux espèces du genre Tuber (T. oligospermum, T. asa), quatre du genre Terfezia (T. arenaria, T. boudieri, T. claveryi, T. leptoderma) deux du genre Tirmania (T. nivea, T. pinoyi) une du genre Delastria (D. rosea) et une du genre Picoa (P. juniperi). Cette dernière est citée pour la première fois au Maroc. Une clé de détermination des espèces de truffes rencontrées a été établie. L’étude cytologique et ultrastructurale ainsi que les analyses des lipides et de la molécule d’ADN des truffes recensées, ont permis de lever quelques ambiguïtés rencontrées lors de notre étude floristique. Helianthemum guttatum, plante-hôte des « Terfess », est facile à cloner par micropropagation des extrémités et des segments nodaux de la tige. Les synthèses mycorhiziennes entre quatre espèces de « Terfess » comestibles, Terfezia claveryi, T. arenaria, T. leptoderma et Tirmania pinoyi, avec Helianthemum guttatum a été effectuée en chambre climatisée en conditions gnotoxéniques, en pépinière sur un sol acide de la forêt de la Mamora. Le système de fertilisation des plants en culture, suivi, a amélioré le développement et l’intensité de cette mycorhization. Les ectomycorhizes formées montrent un réseau de Hartig bien différencié mais sans manteau. Les ectomycorhizes formées par Terfezia leptoderma en conditions axéniques, montre par contre un manteau bien développé. Aucune fructification des « Terfess » n’a été observée, dans nos expériences ni au laboratoire ni en pépinière. L’étude pedo-climatique des sols truffiers, a montré que les « Terfess » exigent des sols à la fois chauds et humides, bien aérés et légèrement acides avec de faibles teneurs en matières organiques d’une part, d’autre part une pluviométrie bien répartie d’octobre à mai et des températures moyennes mensuelles situées entre 12 (janvier) et 22 (août). L’étude des circuits de commercialisation des truffes dans la forêt de la Mamora et ses régions montre que c’est un commerce local très actif et très important.

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