L'impact de la crise économique sur les Marocain (e) résidant en Espagne
| Type de document | Site actuel | Cote | Statut | Date de retour prévue | Code à barres | Réservations |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Thèse universitaire | La bibliothèque des Sciences Juridiques, Economiques et de Gestion | Th-330.9 MOU (Parcourir l'étagère) | Disponible | 0000000028644 |
Survol La bibliothèque des Sciences Juridiques, Economiques et de Gestion Étagères Fermer l'étagère
PH.D Université Mohammed V 2017
L’évolution de l’économie de l’Espagne à partir de la fin des années 2000 a montré d’une part, la dégradation des résultats des indicateurs macroéconomiques, d’autre part la fragilité des performances économiques qui restent en deçà de la moyenne des pays de l’OCDE.
Dans ce pays, la crise a entraîné principalement une hausse massive du chômage, une détérioration plus prononcée des finances publiques, et elle a fait surgir le caractère structurel des problèmes du marché de l’emploi. Par conséquent, la population a été touchée de plein fouet aussi bien au niveau de l’activité économique qu’au niveau du bien être. La population immigrée encore plus. En comparaison avec l’ensemble des étrangers, les Marocains ont été moins favorisés sur le marché de l’emploi. C’est pourquoi une attention particulière leur a été accordée à travers une enquête de terrain auprès de Marocains résidant en Catalogne.
L’objectif de l’étude a été d’une part, de tenter d’apprécier dans quelle mesure les ménages des répondants ont été affectés par la crise économique et de l’emploi, aussi bien au niveau de l’insertion sur le marché de l’emploi que de l’intégration sociale. D’autre part, de déterminer les facteurs qui ont aggravé ou atténué l’impact de cette crise.
Il a été relevé que la satisfaction des immigrés enquêtés vis-à-vis de leur séjour en Espagne était très grande en période d’expansion économique, ce qui a été expliqué par l’amélioration de la situation des immigrés en Espagne en comparaison avec leur situation socio-économique avant l’émigration. Par contre, en temps de crise, cette satisfaction a baissé vu la multiplication des problèmes lors du retournement de la conjoncture (problèmes financier et socio-économique).
En effet, les répondants occupent des emplois qui nécessitent de moindre qualifications et caractérisés par la temporalité qui s’est creusée encore plus en période de crise. Leur niveau de vie s’est dégradé et les différents types de dépenses ont été touchés à des degrés différents.
L’appréciation de leur intégration sociale n’a pas été aisée compte tenu de différents éléments étudiés : l’ouverture sur autrui (les Marocains et les Espagnols) ; l’éducation et la formation ; l’installation en Espagne ; la perception des autres ; et l’adaptation.
L’effort en matière d’intégration est bel et bien positif dans sa globalité, ce qui a été confirmé par les répondant(e)s enquêté(e)s dans la mesure où rares ont été les répondant(e)s ayant jugé leur adaptation à la société espagnole comme mauvaise ou très mauvaise.
Pour atténuer les effets négatifs de la crise, les répondants ont opté pour différentes stratégies individuelles externes (recherche du travail ou le changement de résidence à l’extérieur de l’Espagne) et internes (co-résidence, changement de commune, changement de type de propriété) et ont bénéficié de certaines actions de l’État espagnol visant à garantir un certain niveau de vie minimum pour une période déterminée.
Il est à signaler que, l’ancienneté d’installation dans le pays de résidence est un facteur qui a permis une meilleure adaptation face aux crises. Pourtant, la dégradation de la situation socio- économique des répondant(e)s a influencé négativement leur satisfaction vis-à-vis du séjour en Espagne sans pour autant changer leurs perspectives d’avenir. En effet, la probabilité de quitter l’Espagne vers le Maroc ou vers un autre pays reste faible.


Il n'y a pas de commentaire pour ce document.